Adec Coop - Accompagner le développement des compétences dans le contexte d’une communauté apprenante

Accompagnement ; développement de compétences ; compétences transversales ; collaboration ; numérique ; réflexivité collective
Formation concernée : Licence « sciences de l’éducation » (1er 2e et 3e année), parcours « spécialisation » de découverte du champ professionnel d’éducation
Nombre d’étudiants : 114
Période d’expérimentation : année universitaire 2018-2019

 

Contexte – Objectifs du projet


Si la formation universitaire voit se développer l’approche par compétences, les pratiques pédagogiques effectives des enseignants témoignent d’une difficulté à transformer les modalités éducatives traditionnelles, relevant de la transmission de connaissances. L’ambition du projet ADEC Coop était de rapprocher les apports théoriques de la recherche et leur application concrète intégrée dans l’activité pédagogique. Selon cette approche pragmatique, il s’agissait d’évaluer la pertinence dans le contexte universitaire, d’une plateforme numérique orientée compétences, déjà validée dans le contexte scolaire. L’idée était de savoir si la facilité d’usage et la robustesse des principes éducatifs sur lesquels s’appuie le fonctionnement de la plateforme Sqily (entraide éducative, enseignement mutuel, arbres de de connaissances ou de compétences) seraient un appui pertinent à l’approche par compétences dans un parcours universitaire.
Dans la partie scientifique, le questionnement soulevé par ce projet concernait en particulier des modalités d’accompagnement dans le développement des compétences. Quelles pourraient être les conditions d’accompagnement efficaces ? Comment stimuler un groupe d’étudiants pour que se manifeste une dynamique d’entraide dans le développement mutuel des compétences ? La focale qui nous intéressait plus particulièrement se rapportait aux compétences transversales, notamment collaboratives, puisqu’elles sont peu explicitées dans l’évaluation des apprentissages des étudiants. Le projet de recherche associé questionnait le rôle de l’accompagnement proposé, et notamment le fait de donner ou non aux étudiants un guide de réflexivité collective leur permettant de questionner leur fonctionnement dans un travail en groupe. Il s’agissait plus spécifiquement d’évaluer si la propension à collaborer des étudiants peut se développer à partir d’activités collaboratives accompagnées de manière différente : une moitié des groupes devait utiliser un guide de réflexivité collective alors que l’autre moitié ne disposera pas de cet outil d’accompagnement.
 

Mise en œuvre pédagogique



Les objectifs ont été tenus selon le calendrier prévu.
Toutefois, la plupart des évaluations auprès des apprenants n’ont pu se faire, faute de temps.

Acteurs concernés


Le projet a bénéficié du soutien d’une ingénieure pédagogique de la Maison de la pédagogie (Claude Hamon - SUP). Cette participation s’est faite avec grande fluidité, avec une implication importante dans les différentes phases de conception et mise en œuvre du projet, dont des séances d’observations.  
Le projet a également bénéficié de l’engagement de trois enseignants pour le volet pédagogique, et un enseignant-chercheur issu d’un laboratoire de psychologie sur les questions de recherche.
Des temps d’échanges ont permis d’évaluer progressivement l’avancée du projet, de procéder à des ajustements, de réfléchir de manière informelle aux raisons des succès et échecs des différentes étapes du projet.
 

Bilan et évaluation du projet


L’outil est intéressant mais présente une difficulté à s’intégrer dans un paysage dominé par Moodle, déjà très présent et dominant. Le projet aurait pu avoir plus de succès en étant intégré dans Moodle, le voisinage entre deux plateformes différentes étant problématique.

  • Leviers :
    • Le travail en équipe, avec une implication de plusieurs enseignants et d’une ingénieure pédagogique.
    • La liberté pédagogique offerte par la fonction d’enseignant et par le cadre souple du projet
    • Le soutien des ingénieurs pédagogique avec des échanges stimulants, oui
    • La motivation forte de porteur de projet.
  • Freins :
    • Le manque de temps des enseignants exerçant sur des postes précaires (l’impossibilité pour eux d’avoir des heures spécifiques allouées).
       
Perspectives / essaimage


Le projet fait actuellement l’objet d’une nouvelle expérimentation à l’Université de Strasbourg, dans le cadre du projet Idex AMI : « Accompagner la construction des compétences en Licence (AcCompLi) ».