HACKATHON ERASMUS : 48 heures pour booster l’imagination créatrice internationale !

Innovation ; experiential learning ; hackathon ; learning by doing ; trial and error
Formation concernée : Etudiants internationaux à Sciences Po Rennes, dont le niveau de français permet de participer à un hackathon ; volontaires parmi les étudiants d’Epitech et les doctorants étrangers à l’ENSCR
Nombre d’étudiants : 50
Période d’expérimentation : 2ème semestre 2018-2019 et 2ème semestre 2019-2020
Appui des ingénieures pédagogiques :
Lucie Melayers (2018-2020) ; Pauline Lorcy (2018-2019) ; Claude Hamon (2019-2020)

 

Contexte – Objectifs du projet


L’objectif du projet HACKATHON était de permettre aux étudiants internationaux de se mélanger avec des étudiants français en réfléchissant tous ensemble pour créer des solutions concrètes, imaginatives, innovantes et pragmatiques avec des enjeux croisés de politique sociale, migratoire, urbaine, environnementale et citoyenne à Rennes dans un contexte à court ou moyen terme (pour aujourd’hui ou pour demain).

Mise en œuvre pédagogique


Le projet a été lancé en janvier 2019 avec les porteurs de projet et les étudiants de Sciences Po Rennes. Les étudiants en FLE, pour se mettre dans l'esprit Hackathon et travailler la langue française, ont eu à réaliser des exposés sur différentes thématiques (Démocratie locale et transformation urbaine ; Solidarité internationale : Migrations et citoyenneté européenne ; Environnement et consommation soutenable ; Musée virtuel de la Bretagne ; Small Town Project : Rennes, ville intelligente et connectée au monde). Afin d'impliquer les étudiants dans ce projet, le porteur de projet les a laissés organiser le hackathon de « A à Z » avec le soutien d'un COPIL constitué de représentants des établissements. Pour la 2ème édition, 3 étudiants francophones ont intégré le COPIL pour un soutien de proximité avec les étudiants.
Il y a eu de nombreuses réunions de cadrage mensuelles pour travailler sur les avancées des commissions discutées en cours de FLE hebdomadaire, faire un rétroplanning (méthode du planning poker d’après JTKAP) et répartir les tâches (utilisation de Trello/ diagramme de Gantt/ essai infructueux de LabNbook et Slack ; techniques de coaching
génératif (visualisation du projet, émulation du groupe, responsabilisation de chacune des parties prenantes,
alliance de partenariat, gestion des conflits, …).

  • Hackathon#1 : Tenue du Hackathon en présentiel à Epitech Rennes ; Jour 1 : personne inspirante, tirage du sujet (« la présence absente »), brainstorming ; Jour 2 : techniques d’idéation, relaxation (yoga/ massage Shiatsu), crash test ; Jour 3 : jury, évaluation à chaud du Hackathon.
  • Hackathon#2 : le premier confinement a annulé brusquement la dynamique quelques jours avant la date prévue pour la tenue du hackathon, qui a dû être annulé.
Ressources produites


Réalisation d’un prototypage de l’organisation d’un hackathon de « A à Z ».
Site Web : hackathon-rennes2035.ovh
Support de communication : flyers, affiches.

Acteurs concernés


Les établissements engagés dans le projet sont Sciences Po Rennes – Epitech Rennes – ENSCR.
L’idée a germé en 2020 d’essaimer dans d’autres Epitech (notamment New York) en contactant le réseau des étudiants internationaux de toutes les universités partenaires de Sciences Po Rennes et organiser un hackathon vraiment international sur le thème de fond : « Diverses citées/ Divercity ».

Bilan et évaluation du projet


Le projet a amené l’enseignant porteur de projet à utiliser davantage des techniques de coaching (formation en 2020 au coaching génératif et à l’intelligence collective : création d’alliance de partenariat, visualisation, méthode « SFM » (« success factor modeling » d’après Robert Dills : accompagner le développement de l’intelligence collective), qui permet notamment de mettre en oeuvre dans certains cours l’approche compétences (Suivi méthodologique d’un parcours franco-chinois – étudiant.es de master en 5ème année) ; d’obtenir des feedback étudiants et coparticipation en autonomie et responsabilité pendant la conduite des deux projets (vidéos prises en fin de projet 2 : les étudiants font le bilan des compétences qu’ils ont apprises et s’enregistrent au format vidéo.
Le projet n’est pas centré sur l’utilisation du numérique mais plutôt sur les échanges sociaux en face à face. Le projet n’a pas impacté l’offre de formation, malgré une tentative d’inscrire le hackathon Erasmus au titre de projet pour les étudiants de 4ème année français qui prendraient alors la complète responsabilité du projet. Mais la chaîne de commandement est obscure, le projet n’a pu encore aboutir.
Les difficultés ont été : la gestion de conflits, « retard à l’allumage », difficulté du sponsoring, mésestime de soi de la part des étudiant.e.s, et le Hackathon #2 annulé in extremis à cause de la covid.
Les retombées du projet ont été, pour les étudiants individuellement, très riches (certificat de participation, ligne dans le CV, prises de responsabilités et estime de soi, etc.), mais pour l’institution globalement nulles, si ce n’est que l’idée de Hackathon fait désormais son chemin dans l’établissement et que les projets se fédèrent entre eux, cf. Hackathon 2021 en codirection avec la Directrice de la Responsabilité Environnementale Sociétale et de l'Innovation Sociale à Sciences Po Rennes.
Une évaluation tout au long du projet e eu lieu : feedback(s) du jury pendant le Hackathon, feedbacks des participants à chaud à la fin du troisième jour, et pendant le test d’évaluation écrite final (question sur l’expérience hackathon à partir d’un article de presse (« le hackathon has been? ») (partage d’expérience et échange de « good practices »).

Perspectives / essaimage


Il n’y a pas eu de compte-rendu dans les médias, seulement sur les réseaux sociaux ; candidature retenue au Congrès AIPU de 2020 à Montréal, mais le congrès a été annulé pour raison sanitaire...
Projet d’un Hackathon 2021 (en distanciel) : le bien manger durable et solidaire en Bretagne…